
L'image ci-dessus montre la face avant de la carte mère à gauche, avec son processeur AMD (en bas) et sa carte graphique (en haut) clairement visibles, bien que recouverts d'une épaisse couche de pâte thermique. Quatre modules de 2 Go de VRAM entourent le processeur graphique. De l'autre côté, on aperçoit la plaque arrière combinée du processeur et de la carte graphique en haut à droite, avec la barrette de mémoire SODIMM de 16 Go (SK Hynix DDR5-5600 pour les curieux) en bas à gauche. À noter qu'un deuxième emplacement RAM est disponible, et la raison pour laquelle il n'est pas occupé est intéressante.

La Steam Machine est livrée avec 16 Go de mémoire DDR5. En théorie, rien d'anormal. En pratique, de nombreux exemplaires embarquent une unique barrette de 16 Go au lieu de deux modules de 8 Go. Résultat : la machine fonctionne en single channel, alors que le dual channel est devenu la norme sur PC depuis de nombreuses années. Il ne s'agit pas d'un choix technique particulier, mais plutôt d'une contrainte subie par Valve. Selon Yazan Aldehayyat, ingénieur ayant participé au développement de la machine, les modules SODIMM de 8 Go étaient extrêmement difficiles à obtenir au moment de la production. Dans un entretien accordé à Digital Foundry, il explique qu'il était « littéralement impossible » de s'en procurer dans les quantités nécessaires, une grande partie de la production étant réorientée vers des secteurs plus rentables. Valve a donc opté pour une seule barrette DDR5-5600 de 16 Go, plus facilement disponible. Cette pénurie de composants aurait également contribué à faire grimper le prix de la console, commercialisée à partir de 1 039 €, soit bien plus que ce qu'annonçaient les premières rumeurs. Valve n'est d'ailleurs pas le seul constructeur à faire ce choix : de nombreux mini-PC récents sont eux aussi livrés avec une configuration mémoire en simple canal. Avec deux barrettes, le processeur peut accéder simultanément aux deux modules, ce qui double la bande passante mémoire disponible. Avec une seule barrette, cette bande passante est réduite, ce qui peut pénaliser certaines charges de travail. Dans la majorité des jeux, les différences restent toutefois relativement limitées et se remarquent surtout dans les benchmarks. En 4K, l'écart est souvent négligeable. En revanche, les titres fortement dépendants du processeur — notamment les RPG ou les jeux de gestion et de simulation comme Baldur's Gate 3, Dragon's Dogma 2 ou Cities: Skylines — peuvent afficher des écarts de performances plus visibles, y compris en haute résolution. La bonne nouvelle, c'est que la Steam Machine dispose toujours d'un second emplacement mémoire libre. Les utilisateurs peuvent donc ajouter une seconde barrette afin de retrouver le fonctionnement en dual channel et porter la capacité totale à 32 Go. Le principal reproche concerne toutefois la procédure d'installation. Contrairement à un simple remplacement de SSD, l'ajout de mémoire nécessite de démonter une partie importante de la console. Pour une machine vendue plus de 1 000 €, devoir intervenir soi-même pour récupérer les performances attendues risque de faire grincer quelques dents.

Bref, la Steam Machine c'est un peu tout ce qu'il ne faut pas faire, un prix astronomique, un positionnement incompréhensible, avec une offre très étrange, on en a vu passer des propositions hardware, mais celle là il est difficile d'y adhérer, la pénurie se resent même jusqu'à ce lancement limité à un tirage au sort, malgré le fait de vouloir engagé entre 1039 et 1428 euros pour des spécifications du passé (architecture bridée, wifi 6, 512 Go de SSD). Et vous vous en pensez quoi de la Steam Machine ?
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